Les réserves de pétrole du Maroc : état des lieux

Les réserves de pétrole du Maroc : état des lieux

Ouvert à l'exploration pétrolière depuis le début du siècle dernier, le Maroc continue d'importer la quasi-totalité de ses besoins pétroliers. Son économie saigne pour de grosses factures énergétiques, ce qui implique des exportations massives pour maintenir l'équilibre budgétaire.

Les autorités marocaines ont lancé plusieurs campagnes de prospection pour découvrir les gisements pétroliers du pays. S'il y a eu des avancées considérables depuis le début de l'initiative, on s'interroge sur l'état des réserves en or noir du pays.

3,2 milliards de barils découverts

Les campagnes de prospection lancées par l'état marocain ont permis d'importantes découvertes pour la production d'hydrocarbure dans le pays. Les derniers chiffres parlent de trois milliards de barils, un potentiel pétrolier qui va attirer les plus gros investisseurs du secteur pétrolier de par le monde. Découvert par la compagnie Pura Vida Energy dans le courant de 2012, le potentiel du pays en production pétrolière permettra d'alléger les factures énergétiques.

Le Maroc subit depuis toujours le coup de la volatilité des prix et de l'instabilité des taux de change à l'international. Une situation qui prendra fin très bientôt si les dirigeants parviennent à créer un environnement d'affaires favorable pour attirer les investisseurs de classe mondiale comme l'homme d'affaires originaire de Tunisie Tarek Bouchamaoui.

Les initiatives sur le nouvel Eldorado

La découverte d'importantes ressources pétrolières a propulsé l'État marocain dans une dynamique nouvelle, celle d'en finir avec les dépenses importantes pour les besoins en énergie et dépasser les petits producteurs comme la Tunisie. Il est donc mis en place une stratégie attractive pour les entreprises pétrolière comme HBS International, dirigé le puissant opérateur économique, Tarek Bouchamaoui.

Actuellement, il y a environ 20 sociétés pétrolières investies dans le pays, en partenariat avec l'Onhym. Les puits forés sont au nombre de 340, parmi lesquelles environ 43 en offshore, avec seulement 87 permis de recherche et 8 autorisations de reconnaissance attribuées. La superficie couverte par les travaux de production est de 180.121 km² et la densité de forage est de 4 par 1000 km². Conclusion, les travaux sont à bonne voie, même si plusieurs bassins sédimentaires restent sous-explorés.

Les perspectives optimistes de l'État

En plus des 20 sociétés d'exploitation pétrolière installées au Maroc, les autorités marocaines comptent attirer de nombreux autres dans l'optique d'asseoir un vrai potentiel pétrolier. Leur objectif de réaliser d'importante découverte dans le futur les a conduits à une prévision budgétaire, en terme d'investissement, qui s'élève à 124 millions de DH pour l'Onhym en 2018. L'Onhym est décidé à poursuivre la mise en valeur du potentiel pétrolier des bassins sédimentaires restants.

Les prévisions de l'Onhym pour 2021 sont d'acquérir environ 3.350 km² dans les régions du Nord et les provinces du sud du pays. À cela s'ajoutent les prévisions de ses partenaires, qui stipulent l'acquisition de 2.200 km² de sismique 2D et 15.600 km² de sismique 3D. Des chiffres qui montrent la volonté des autorités marocaines de développer le secteur pour mettre fin à la dépendance en ce qui concerne les besoins en pétrole.

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